Cazoul-les-Béziers. Quelque part dans le sud de la France. J’y étais en 1997, en visite avec un ami chez des gens qu’il connaissait.

Leur maison était à Montpellier, si je me rappelle bien. L’ami de mon ami était à l’étranger, mais son épouse et leurs enfants étaient à la maison. L’épouse était d’une grande beauté. Elle venait d’une riche famille touareg, en fait on m’avait qu’elle était jadis princesse et que son mari avait dû l’acheter de son père. J’ignore si c’est vrai, mais j’y ai cru.

Sa peau était lisse comme un lac sans brise, ses traits suprêmement délicats et sa taille allongée et fine lui donnaient une allure de top modèle, même dans la jeune cinquantaine. Ses enfants étaient remarquablement beaux aussi. Sa fille, en particulier, faisait tourner les têtes partout où elle allait.

Son fils m’a introduite à l’art très compliqué de thé touareg, qui est très fort et très sucré. Un délice.

La famille avait récemment acheté une maison secondaire et on s’est tous empilés dans la petite Renault pour une balade en voiture jusqu’à Cazoul-les-Béziers qui, comme le nom l’indique, est près de Béziers. Si vous ignorez où est Béziers et pourquoi on s’en soucierait, vous n’êtes pas le seul. Il n’y a rien de bien impressionnant dans la région que je me souvienne.

Nous y sommes restés quelques jours. Il n’y avait qu’un seul café à l’époque (enfin, je n’en ai trouvé qu’un), où je me prélassais l’après-midi pour lire un livre et siroter un grand crème. Personne ne m’a adressé la parole. J’étais sans doute trop étrange.

Aujourd’hui, le petit village (“haut en couleur” affirme le site web) compte 5,000 habitants qui seraient tous, j’en suis convaincue, ravis de faire votre connaissance.

Mais pas moi. J’ai déjà donné.