Choisir la ville ou la banlieue... en toute connaissance de cause

Choisir la ville ou la banlieue... en toute connaissance de cause

J’aime bien cette chronique de Patrick Lagacé dans La Presse de ce matin. Je causais de ces choses-là dans une chronique du Ottawa Citizen il y a quelques semaines. Chronique qui m’a valu beaucoup moins de tomates que ce à quoi je m’attendais, soit dit en passant. Réjouie, que j’étais.

Quand on choisit de vivre en banlieue, il faut s’attendre à ce que notre choix nous coûte quelque chose. D’habitude beaucoup de temps et de bonheur perdus. Ça serait donc gentil de cesser de nous rabattre les oreilles avec les problèmes de trafic et de combien ça prend de temps pour se rendre en ville en autobus. Z’auriez pu le voir venir.

Comme tous ceux qui ont étudié ce phénomène le savent: les gens qui habitent la banlieue et travaillent en ville ont toujours une façon de calculer les coûts reliés à leur choix qui est très bancale. Ils voient les prix moins élevés pour un logis, plus d’espace, plus d’argent à la fin du mois pour se payer toutes sortes de bébelles. Mais il ne comptent pas bien le temps que ça leur prendra pour se rendre au boulot chaque jour. Ils oublient aussi de tenir compte de ce petit secret: Les raisons qui les poussent, eux, vers la banlieue vont pousser bien d’autre monde à faire exactement le même choix avec pour résultat que le trafic vers la ville le matin (et l’inverse le soir) va s’empirer très rapidement parce que, bien sûr, plus de monde sur la route veut dire être poigné dans le foutu trafic plus longtemps.

Donc voilà. Vous choisissez où vous voulez vivre comme des adultes libres. Mais sachez que rien n’est gratuit dans la vie, et que si quelque chose a l’air trop beau pour être vrai, en général c’est parce que ça l’est.

What to do with those disused rail lines

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Coming soon to a kitchen near you

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